Agenda
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Francesco MIRRA - Socio-anthropologie autour des forêts et des communs au Mexique
Les communs à la loupe du genre. Une enquête du plateau purépecha (Mexique).
Jérôme CHEVARIN - Contextualiser les projets portant sur la biodiversité
Approche technique des projets d'aménagement et de gestion des espaces naturels protégés
Table ronde - préparation
Jérôme et Céline
Présentation des objectifs et du rétroplanning, brainstorming sur les sujets
Alexandra LOCQUET - Wilderness, Association Francis Hallé et UICN
Encourager le retour de dynamique sauvage dans les écosystèmes français : de la recherche à l’action associative.
Les stratégies en faveur du retour de la nature sauvage en Europe font l’objet de décisions gestionnaires, de recherches scientifiques et de mobilisations associatives. L’objectif est ici d’aborder ces mouvements et les enjeux qui y sont liés à travers, le retour de travaux de recherches, l’analyse du projet de l’Association Francis Hallé pour la forêt primaire et les actions développées par le Comité français de l’UICN.
Esmeralda LONGEPEE - Recherche transdisciplinaire sur le système socio-écologique de mangrove de Mayotte.
Après une présentation des systèmes socio-écologiques de mangrove de Mayotte, ce cours exposera les grandes étapes de trois projets de recherche qui se sont succédés depuis 2017. Il montrera à partir du premier projet interdisciplinaire ARESMA comment les interactions fortes avec les acteurs du territoire ont amené à la construction du projet de recherche transdisciplinaire Narisome muhoko (signifiant "Etudions la mangrove" en langue locale) produisant des indicateurs utiles à la gestion et intégrant un volet de recherche participative.
H.BREDIF - Poser un diagnostic en configuration complexe et multiacteurs (2/2)
323 CENSIER
Bernard CHEVASSUS-AU-LOUIS - La diversité des modes de connaissance : antagonismes, cohabitation paisible ou synergies
Salle B108 - BROCA
Sommaire de la conférence du 15 septembre 2025 au Master BIOTERRE
Bernard Chevassus-au-Louis, président d’Humanité et Biodiversité
Si l’on définit un « mode de connaissance » comme un ensemble de propositions auquel on adhère et qui permettent de comprendre le monde qui nous entoure et de guider notre action, on peut distinguer trois grands modes :
- les connaissances révélées, dans lesquelles un humain prétend être une source de connaissances du fait de sa communication avec des réalités transcendantes (un ou des Dieux) ou en revendiquant et en imposant sa vision (dictatures) ;
- les connaissances empiriques, acquises par l’observation de relations entre des pratiques et leurs conséquences concrètes ;
- les connaissances scientifiques, qui proposent de regrouper la diversité des phénomènes réels dans des théories causales, qui peuvent être soumises à des tests de validité « objectifs » (c’est-à-dire reproductibles par d’autres acteurs).
Après avoir rappelé les fondements de ces différents modes de connaissance, nous décrirons les relations, complémentaires ou antagonistes, qu’ils ont entretenu au cours du temps, en particulier lorsque l’un de ces modes a prétendu être prédominant, voire exclusif.Ensuite, en partant de l’hypothèse que ces différents modes de connaissance continueront à exister et à cohabiter dans notre société, et même en chacun d’entre nous, nous discuterons de la manière d’organiser leur coexistence, fondée sur la reconnaissance à la fois de leur légitimité et des limites de leur champ d’application.